sam 30 janvier 2016 - Le Zénith - St Etienne

FRANCIS CABREL (+ Gaël Faure)

Après 7 ans d’absence, Francis Cabrel fera son grand retour sur scène dès l’automne prochain.

Son nouvel album intitulé « In Extremis » (Sony Music), sorti le 27 avril est entré directement numéro 1 des ventes d'albums en France et a réalisé le meilleur démarrage de l'année 2015.

Première partie : Gaël Faure

 

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Tarif Public : De 39€ à 56€

Tarif Collectivités : De 39€ à 56€

Horaires : 20h

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« Sept ans depuis Des roses et des orties qui insinuait déjà que la vie pouvait être piquante, dans tous les sens du terme.

Sept ans, un quart temps de la réclusion de Mandela. Le temps de faire l’inventaire de la cellule où nos pensées tournent en boucle, de tirer le bilan de nos renoncements et de nos bonheurs, le temps des désenchantements (cette dénonciation du cynisme des puissants, ce peu de cas que l’on fait des hommes et de la terre), le temps qui passe, qu’on aimerait mettre en pause à coups de crèmes magiques en faisant ‘comme si on était partis pour rester’.

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Mais difficile de ‘faire comme si’ les enfants pendant ce temps n’avaient pas grandi. Il faut se retourner désormais pour entendre leurs cris de joie pendant les tours de manège. Et une fois retourné, c’est la grande déferlante du passé.

On redécouvre les premiers groupes, les premiers concerts, on entrevoit un vieux crooner hantant la scène, les destins brisés des grandes figures du jazz, poussant plus loin on peut même assister à la fin de la chevalerie sur la plaine d’Azincourt, et beaucoup plus loin encore, on discerne une croix plantée sur une colline qui apporte la preuve qu’on peut mourir d’amour.

Car sept ans plus tard, in extremis, on le voit bien, il n’y a que l’amour qui demeure. »

Jean Rouaud, Prix Goncourt 1990.

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GAËL FAURE

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Dès qu’on entend Tu me suivras, on acquiesce. Oui, on suivra ; cette mélodie est un sortilège, une ritournelle qui prend par la main et fait se clore les yeux pour mieux rêver. Et le premier album de Gael Faure, De silences en bascules, en contient dix autres.

Car ce chanteur est un grand compositeur, un de ces chamanes qui, avec deux accords, fabrique des airs qui soudain emplissent les oreilles, le cœur et l’âme et résistent aux efforts de toutes les chansons qui s’invitent derrière pour les détrôner.

Et sa voix porte un sortilège curieux, difficilement définissable, dans le même genre que celui qui, jadis, a installé Yves Montand voire Neil Young dans la mémoire sensible d’une génération – le timbre, le grain, la couleur, le souffle, la ductilité, sait-on ?

Peu importe. Il a cette grâce des artistes dont le talent éclate en évidences, abolissant les questions d’origine et de parcours.

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