Le 31 octobre 2010

BLACK CARDS (+ guests)

Le 30 octobre 2010

JEFF BECK

Le légendaire guitariste Jeff Beck est en tournée mondiale pour promouvoir son premier album depuis 7 ans, Emotion & Commotion.

Pour l’accompagner, il a fait appel à un tout nouveau groupe de tournée qui inclut trois musiciens exceptionnels :

> Narada Michael Walden (Mahavishnu Orchestra, Weather Report, …) à la batterie, qui est aussi producteur, compositeur et chanteur, 

> Rhonda Smith (Prince, Chaka Khan, Beyonce, Erykah Badu, Justin Timberlake, …) à la basse

> et Jason Rebello (Wayne Shorter, Branford Marsalis, Sting…) aux claviers.

Le 29 octobre 2010

SEXION D’ASSAUT

Pour ceux qui n’en avaient pas fini avec les clichés du rap français, Sexion d’Assaut va définitivement clore le débat. Ce collectif parisien, sorte de G Unit à la française, va en surprendre plus d’un.

Le premier collectif parisien !

Tout d’abord c’est un collectif originaire du 75, pas du 92, du 93 ou du 94, non de Paris, de la capitale, le premier depuis que le rap existe. Formé en 2002, il regroupe 9 MCs: Maître Gims, Lefa, Adam’s, Jr Okrom, Maska (3ème Prototype), Black M, Doumas, Balistick, L.I.O ainsi que le manager Jiba Jiba.
Agés de 20 à 25 ans, les membres de Sexion d’Assaut sont pourtant loin du groupe de débutants, ils affichent fièrement 10 ans d’activisme dans l’underground du rap français où ils ont mis tout le monde d’accord quant à leurs talents. Depuis 2006, Sexion D’Assaut est coaché par Dawala (producteur d’Intouchable) et son label indépendant Wati-B.

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Profondeur des textes, fraîcheur des mélodies

La force de Sexion d’Assaut ? C’est sa capacité à aligner un flow et des punch lines implacables tout en gardant une fraîcheur et un dynamisme trop souvent absents dans le reste des productions françaises.
Non seulement ils ont l’attitude, le charisme mais aussi les thèmes qui font d’eux les valeurs sûres d’une nouvelle génération. Ils sont capables de parler de sujets graves ou poignants (sur « décadé » par exemple) mais toujours avec autant de fraîcheur dans les mélodies, ce qui dédramatise sans atténuer le propos. Véritables matières à réflexion, ils n’ont pas peur d’aborder dans leurs textes des thèmes difficiles comme le racisme entre noirs et arabes.

Une nouvelle façon d’aller à la rencontre du public

Non contents d’innover dans leur façon de rapper, Sexion d’Assaut dépoussière aussi la manière de se promotionner. Ils seront les premiers rappeurs à partir en tournée sauvage pour la sortie de leur album. Attendez vous à les retrouver aux 4 coins de Paris puis dans toute la France pour un freestyle improvisé au son d’un ghettoblaster.
En écho au titre de l’album « Ecrasement de tête », ils se mettront aussi en scène dans des modules où ils iront se plaindre de maux de tête à la pharmacie, avec pour seul remède : Sexion d’Assaut ! L’humour, une autre de leur force.

Le fond, la forme : Sexion d’Assaut a tout bon. Offensifs mais toujours positifs, Sexion d’Assaut c’est le collectif qui redonne enfin tout son sens au mot HIP HOP.

 

Le 26 octobre 2010

ZEN ZILA

C’est un virage, un virage d’hommes libres, que nous propose ZEN ZILA dans ce nouvel album. C’est en indépendant qu’il a été conçu et produit.

La musique du ZEN ZILA 2010 s’inscrit dans les courants musicaux mondiaux, dans la diversité du rock et de l’histoire de cette culture. Elle trace sa voix et puise largement aux racines fondatrices, aux sources incandescentes du blues, dans la force poétique et politique du rock. Avec ce nouvel opus éponyme, Wahid Chaïb et Laurent Benitah le duo fondateur du groupe ouvre une nouvelle page avec l’ambition d’être à la hauteur de cette liberté retrouvée.

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Yves Benitah, homme libre, producteur de l’album et accoucheur artistique, capable de repousser les artistes dans leurs derniers retranchements.

La capitale des Gaulles c’est aussi la rencontre improbable avec le feeling british, Simon Widdowson – le réalisateur – installé depuis peu sur Lyon après avoir eu son propre studio à Portland, Oregon et Cork, Ireland en plus d’être un réalisateur aguerri et créatif, il est un musicien accompli. Son approche anglo-saxonne en matière de réalisation est celle que recherchait le groupe. L’entente artistique et professionnelle a été parfaite, une vraie rencontre, permettant d’envisager de nouvelles réalisations prometteuses. Simon a rejoint le groupe et devrait apporter sur scène sa science.

Autour de Wahid Chaïb et Laurent Bénitah – Chant et guitares – c’est le retour de deux musiciens du Zen Zel : Martial Macauley et Pierre Granjean – batterie et basse – un duo rythmique, métronomique, au groove imparable, et qui offre une assise solide sur laquelle se pose le chant puissant et épuré de Wahid et sur laquelle décollent les guitares aériennes de Laurent, entrelacs mystiques qui ne sont pas sans rappeler le temps des guitaristes qui electrisèrent les années 70.

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Les onze  chansons de cet album, donnent corps à des textes aux images fortes et poétiques, qui nous parlent et posent un regard sensible et sans fard sur notre monde, une plongée dans l’intime, une mise à nue du temps pour appréhender le présent. Parfois comme un geyser éruptif, les mots se transforment en un cri sourd. La voix qui les porte se joue de la musique, en attendant que l’on vienne les chercher.

Ce nouvel album de ZEN ZILA risque d’en surprendre plus d’un. Un pur album de rock où le blues n’est jamais très loin, servi par une écriture, un tournant radical et assumé avec enthousiasme.

Le 22 octobre 2010

FÉLOCHE

Attention! Le concert de Féloche à Lyon initialement programmé le 22 octobre est reporté au 2 décembre, même lieu, même heure.

Retrouvez ici toutes les infos sur cette nouvelle date.

Le 19 octobre 2010

ZEN ZILA

C’est un virage, un virage d’hommes libres, que nous propose ZEN ZILA dans ce nouvel album. C’est en indépendant qu’il a été conçu et produit.

La musique du ZEN ZILA 2010 s’inscrit dans les courants musicaux mondiaux, dans la diversité du rock et de l’histoire de cette culture. Elle trace sa voix et puise largement aux racines fondatrices, aux sources incandescentes du blues, dans la force poétique et politique du rock. Avec ce nouvel opus éponyme, Wahid Chaïb et Laurent Benitah le duo fondateur du groupe ouvre une nouvelle page avec l’ambition d’être à la hauteur de cette liberté retrouvée.

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Yves Benitah, homme libre, producteur de l’album et accoucheur artistique, capable de repousser les artistes dans leurs derniers retranchements.

La capitale des Gaulles c’est aussi la rencontre improbable avec le feeling british, Simon Widdowson – le réalisateur – installé depuis peu sur Lyon après avoir eu son propre studio à Portland, Oregon et Cork, Ireland en plus d’être un réalisateur aguerri et créatif, il est un musicien accompli. Son approche anglo-saxonne en matière de réalisation est celle que recherchait le groupe. L’entente artistique et professionnelle a été parfaite, une vraie rencontre, permettant d’envisager de nouvelles réalisations prometteuses. Simon a rejoint le groupe et devrait apporter sur scène sa science.

Autour de Wahid Chaïb et Laurent Bénitah – Chant et guitares – c’est le retour de deux musiciens du Zen Zel : Martial Macauley et Pierre Granjean – batterie et basse – un duo rythmique, métronomique, au groove imparable, et qui offre une assise solide sur laquelle se pose le chant puissant et épuré de Wahid et sur laquelle décollent les guitares aériennes de Laurent, entrelacs mystiques qui ne sont pas sans rappeler le temps des guitaristes qui electrisèrent les années 70.

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Les onze  chansons de cet album, donnent corps à des textes aux images fortes et poétiques, qui nous parlent et posent un regard sensible et sans fard sur notre monde, une plongée dans l’intime, une mise à nue du temps pour appréhender le présent. Parfois comme un geyser éruptif, les mots se transforment en un cri sourd. La voix qui les porte se joue de la musique, en attendant que l’on vienne les chercher.

Ce nouvel album de ZEN ZILA risque d’en surprendre plus d’un. Un pur album de rock où le blues n’est jamais très loin, servi par une écriture, un tournant radical et assumé avec enthousiasme.

 

Le 19 octobre 2010

KATIE MELUA

 

A lire sur Eldo’Blog : Katie Melua : découvrez son tout nouveau clip ! 

« The House » est le nouvel album de Katie Melua. Pour ce quatrième disque, la jeune fille de 25 ans aspirait à écrire et enregistrer un album qui soit à la fois musicalement audacieux et expressif au niveau des textes. Les trois derniers albums de Katie : « Call Off The Search », « Piece by Piece » et « Pictures » avaient assis la notoriété de l’artiste en tant qu’interprète au talent extraordinaire ; « The House » révèle une artiste désireuse d’évoluer et d’explorer. Le disque est produit par William Orbit, qui, à cette occasion, a renoué avec son activité de producteur après avoir volontairement pris sa retraite.

Connue pour ses ballades, Katie Melua tient parole avec le délicat « Red Balloons », l’intrigue mélancolique de « I’d Love To Kill You », l’amour infini décrit dans « No Fear Of Heights » et le récit de la trahison tragique du titre éponyme. Son interprétation de « The One I Love Is Gone » écrite par Bill Monroe, « le père du Bluegrass », est tout simplement sensationnelle.

C’est peut-être sur les chansons les plus rapides que la trajectoire créative passionnante de Katie est la plus évidente. Le rythme folk particulier de « Tiny Alien » et le mélange électro-rock de « God On The Drums, Devil On The Bass » se mêlent à la fraicheur enivrante de « A Happy Place » et au Berlin burlesque de « A Moment of Madness ». Entre-temps, le rythme hypnotique de« Twisted », et la pop orchestrale de « Plague Of Love » complètent les tonalités épiques et dramatiques de son nouveau single « The Flood ».

 

En plus d’être inspirée par les valeurs transmises par les musiques du passé, je voulais inclure le futur dans mon travail. Premièrement, en acceptant les valeurs qui caractérisent la musique actuelle puis en les mettant en avant. J’ai découvert qu’en allant trop loin dans les deux directions, vous faites du sur-place. Ce raisonnement a été si libérateur qu’il m’a permis de moins craindre d’exprimer mes émotions, de remettre en cause les structures conventionnelles de la chanson et de m’autoriser la simplicité afin d’émouvoir, comme c’est le cas si souvent.

À l’exception de « The One I Love Is Gone », Katie a écrit ou participé à l’écriture de toutes les chansons de « The House ». En plus des cinq titres écrits avec Guy Chambers, Katie a collaboré avec la compositeur-interprète et amie de longue date Polly Scattergood sur « Red Balloons », avec Rick Nowels sur « Twisted » et « Plague Of Love » et avec son directeur artistique Mike Batt sur « God On The Drums, Devils On The Bass ». En plus d’être le producteur exécutif de l’album, Mike a été recruté par William Orbit pour assurer les arrangements et l’orchestration.

« The Flood » fait partie des chansons qui ont persuadé William Orbit de reprendre son travail de producteur et de mettre un terme à la retraite qu’il s’était imposée. « J’ai été captivé par la voix de Katie dès que j’ai entendu ses démos en octobre dernier, et bien que ne m’étant pas impliqué dans une production de disque depuis un certain temps, le fait de travailler avec elle s’est tout de suite imposé comme une évidence. Cela s’est révélé être l’une des expériences les plus enrichissantes de ma vie et un véritable plaisir du début à la fin »
William se rappelle. « Quand j’ai commencé à travailler avec Katie, j’ai écrit sur Twitter que les sessions d’enregistrements avaient quelque chose de magique. Au fur et à mesure, j’ai senti cette magie grandir, et je pense que l’album qu’elle vient de faire est vraiment unique. »
« The Flood », composé par Katie, Guy et Lauren Christy, a d’ores et déjà été diffusé sur les ondes de Radio 2 où le présentateur Janice Long a qualifié le titre de « ce que Katie a fait de mieux… ». Guy décrit sa collaboration avec Katie de la manière suivante: « Travailler avec Katie a été une expérience profondément enrichissante car elle appréhende la musique avec une curiosité naturelle qui se révèle très créative. Toutes ses chansons racontent une histoire et prennent des directions vers lesquelles certains artistes n’oseraient pas s’aventurer ».

 

Pour Katie, l’écriture et l’enregistrement de cet album ont été une révélation. « Avoir la possibilité de travailler en studio avec Mike [Batt] durant ces sept dernières années a été une expérience incroyable. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir écrire et enregistrer auprès de quelqu’un doté d’une telle expérience et qui m’a accordé une attention de tous les instants. J’ai beaucoup appris à ses côtés, et les tournées de ces trois dernières années m’ont donné le temps d’assimiler tous ses enseignements ainsi que de réfléchir et trouver mon style en tant qu’auteur.

Pour Katie Melua, l’une des artistes britanniques les plus douées de ces dernières années, la sortie de « The House » annonce un tournant dans sa carrière musicale. Comme le dit si bien William : « une des choses les plus agréable quand on connaît Katie, c’est qu’on se demande toujours quelle direction elle prendra à l’avenir ».

 


BIOGRAPHIE

CALL OFF THE SEARCH

En septembre 2002, lorsque Katie Melua, née en Géorgie, signe un contrat avec Mike Batt de Dramatico Records, nul n’aurait pu imaginer qu’elle deviendrait la meilleure vente (féminine) britannique de l’année avec son troisième album, Pictures. ‘Call Off the Search’ et ‘Piece By Piece’, ses deux premiers opus ont alors tous les deux déjà connus un franc succès international, tandis que Katie continue à avancer sur les sentiers de la gloire, enchaînant les tournées, ponctuées de quelques moment inoubliables, comme lorsqu’elle partage la scène avec ses idoles, Queen, à l’occasion d’un concert pour Nelson Mandela, ou dîne un soir à Buckingham Palace avec la Reine d’Angleterre et l’ambassadeur américain.

C’est Eva Cassidy - une chanteuse canadienne morte tragiquement à l’âge de 33 ans - qui a en fait rapproché Katie et Mike. Lors de leur rencontre, ils découvrent en effet qu’ils partagent une même admiration pour Eva, dont ils connaissent l’album Songbird sorti à titre posthume, et son immense talent d’interprète. Mike a alors une cinquantaine d’année, Katie vient d’avoir 18 ans. “Il y a tant de coïncidences étranges autour du début de notre collaboration,” raconte Katie. “En fait, je ne me suis mise à la guitare quelques mois avant de le rencontrer. L’année précédente j’étais plutôt dans la pop et le R&B, j’écrivais sur un ordinateur et j’écoutais Eminem, Groove Armada et So Solid Crew. Puis j’ai commencé à m’intéresser à Bob Dylan, Joni Mitchell et Cat Stevens - des artistes plus âgés dont la musique me paraissait brute et authentique. J’ai cherché en vain à retrouver autant d’émotions dans la musique contemporaine, jusqu’au jour où j’ai découvert Eva Cassidy, et littéralement quelques semaines plus tard, j’ai rencontré Mike.”

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Lors de l’une de leurs premières répétitions, Mike fait écouter à Katie l’une de ses chansons intitulée ‘Call Off The Search’ sans savoir qu’il venait de trouver sa chanteuse. “Dès que j’ai entendu ce morceau je l’ai adoré,” raconte Katie. “Il était parfait, intact, entier - Mike l’a interprété tout seul au piano, sans aucun accompagnement et j’ai réalisé qu’il y avait peu de chansons qu’on pouvait jouer comme ça. Il m’a expliqué qu’il voulait réaliser un album dans un style un peu rétro avec un orchestre. Cette idée m’a tout de suite plu car à ce moment là j’écoutais justement ce genre de musique.” Le week-end suivant, dans le studio de Mike à Farnham, ils commencent leur véritable première séance et enregistrent ‘Call Off The Search’, ‘Faraway Voice’, ‘Belfast’, un nouveau titre que Katie venait d’écrire, et un autre morceau assez drôle intitulé ‘My Aphrodisiac Is You’.

“Nous partagions les mêmes goûts musicaux,” déclare en riant Katie, “ce qui était plutôt étrange vu la différence d’âge entre nous deux. Personne n’aurait pu penser que nous avions les mêmes goûts. Comme nous nous entendions vraiment bien, Mike m’a laissé la possibilité de faire quelques expérimentations sur ses chansons. Je me souviens encore lorsqu’il m’a demandé d’improviser sur ‘Call Off The Search’. C’est rare de laisser cette liberté à un chanteur. A la fin de la séance, Mike m’a dit qu’il voulait me signer.”

THE CLOSEST THING TO CRAZY

Tout en écrivant séparément et en enregistrant le week-end, ils réunissent une collection de chansons qui, un an plus tard, formeront l’album ‘Call Off the Search’. Lorsqu’ils se rendent à Dublin, pour y enregistrer des cordes avec le Philharmonic Orchestra, Katie a les larmes aux yeux - “Je n’oublierai jamais ce moment magique où j’ai entendu cet orchestre poser des cordes sur des morceaux que j’avais écrits.” Lors d’une séance d’enregistrement début 2003, alors qu’ils ont épuisé leur stock de nouveaux morceaux, Mike ressort un album qu’il avait enregistré 20 ans plus tôt, en pensant que l’une des chansons pourrait plaire à Katie. Le titre en question lui plaît, mais sans plus. En feuilletant le livret de l’album, son attention est attirée par les paroles d’une chanson intitulée ‘The Closest Thing To Crazy’. “Les paroles me semblaient si curieuses que je lui demandé de me le jouer,” raconte Katie. “Il m’a répondu que ce serait un morceau bien trop lent pour moi et j’ai vraiment dû insister pour qu’il me le fasse écouter. Dès que je l’ai entendu, ce titre m’a emballé, c’était un vrai standard. En fait, il me paraissait si familier que j’avais l’impression de l’avoir déjà entendu. J’ai supplié Mike de me laisser essayer de le chanter. Bien sûr, il a accepté.

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Sur ce premier album, notre philosophie était tout simplement d’essayer des choses, de voir ce qui marchait et ce qui ne marchait pas. Nous avons enregistré plein de chansons bizarres, notamment une que j’avais écrite qui s’intitulait ‘Jack’s Room’, à propos d’une mère qui découvrait son fils en train de porter des vêtements de fille. Il aurait pu figurer sur l’album, mais il a été balayé par ‘Crazy’ - et a fini sur une face B.

En fait Katie aura eu plutôt une bonne intuition, puisque c’est ‘The Closest Thing To Crazy’ qui va presque lancer sa carrière. Comme aucune maison de disques n’est d’accord pour sortir tout l’album - à moins éventuellement d’en changer le son, de le moderniser - Mike hypothéqué de nouveau sa maison pour le sortir sur son label indépendant, Dramatico. En espérant décrocher quelques passages en radio, il envoie trois chansons à Paul Walters, alors producteur de l’émission matinale de Terry Wogan sur Radio 2. Ce n’était d’ailleurs pas une coïncidence, si Paul Walters avait été le premier à découvrir Eva Cassidy, il était aussi, de même que Terry Wogan, fan du travail de Mike en solo. Très impressionnés par les chansons, ils décident de les diffuser toutes les trois à l’antenne. La réaction du public sera extrêmement enthousiaste. “L’émission a reçu des centaines d’appels et de lettres de gens emballés, surtout par ‘The Closest Thing To Crazy’. ” déclare Katie. “Quelqu’un a même raconté qu’il avait dû arrêter sa voiture en entendant ce morceau, quelqu’un d’autre qu’il s’était mis à pleurer. Puis notre site a été submergé de fans demandant où se procurer la chanson. Nous n’avions pas prévu de sortir un single, mais tout à coup nous avons changé d’avis.”

Bien d’autres choses changent alors brusquement. Alors que l’album n’est même pas encore sorti, Mike prend un risque énorme et loue le Shepherds Bush Empire à Londres, une salle de 2000 places que jamais aucun artiste inconnu n’avait remplie. Katie y jouera pourtant à guichets fermés. “C’était vraiment complètement dingue,” poursuit Katie. “Je crois que Mike a voulu montrer que même si nous n’étions qu’un petit label, nous étions capables de jouer dans la cour des grands. J’étais pétrifiée et je tremblais de tous mes membres lorsque je suis montée sur scène. Je n’avais guère donné qu’un concert en première partie avant, c’était donc mon premier vrai concert. Comment cela s’est-il passé ? Superbement bien, mais tellement vite que je m’en souviens à peine. Mike avait trouvé un orchestre de 14 musiciens, ce qui a rendu ce moment vraiment unique. Même aujourd’hui je ne chante pas avec un orchestre. C’était complètement fou de faire un truc pareil, mais ce fut vraiment magique.”

Lors de sa sortie en novembre 2003, ‘Call Off The Search’ entre dans le Top 40 britannique avant de redescendre à la 80ème place avant Noël, mais lorsque que ‘The Closest Thing To Crazy’ commence à être diffusé sur toutes les radios, l’album est remonte vite d’abord dans le Top 40, puis le Top 30 et jusque dans le Top 10. Fin janvier, il est No.1 et se maintiendra à cette place pendant six autres semaines. ‘Call Off The Search’ deviendra la meilleure vente d’album de l’année 2004 au Royaume-Uni. “Lorsque Mike m’a téléphoné pour me dire que nous étions No.1, je me suis presque évanouie,” raconte Katie en riant. “J’avais 19 ans, je vivais encore chez mes parents à Redhill et je suivais des cours de musique à mi-temps dans le cas où l’album ne marcherait pas. Une page venait d’être tournée.”

NINE MILLION BICYCLES

Très vite une pression énorme pèse sur les deux comparses pour un nouvel album. Heureusement, deux chansons étaient déjà prêtes. “‘Spiders Web’ et ‘Thank You Stars’ étaient deux titres qui ne figuraient pas sur le premier album, mais nous savions que les fans les adoraient,” déclare Katie. “Le premier était un peu trop rock pour ‘Call Off The Search’, et l’autre était une chanson de Mike, qui pensait qu’il y avait déjà trop de morceaux à lui sur ce disque. Ces deux morceaux nous ont permis d’avoir un peu de répit.” Un an plus tard, alors qu’ils sont encore en tournée pour promouvoir ‘Call Off The Search’, Mike and Katie tournent une émission de télévision en Chine. Ils en profitent pour faire une visite de Pékin accompagnés d’une guide. “Elle nous parlait de la ville et nous a notamment expliqué qu’il y avait 9 millions de bicyclettes à Pékin,” se souvient Katie. “Et immédiatement Mike a dit : ‘Quel super titre de chanson !’. Moi je n’y ai pas trop prêté attention car il dit ça tout le temps. A chaque fois qu’il entend une phrase étrange ou ridicule, il dit qu’il veut en faire une chanson. L’exemple le plus bizarre ? Probablement ‘Halfway Up The Hindu Kush’, mais on a fini par vraiment en faire une chanson.”

Deux mois plus tard, Mike propose à Katie une chanson intitulée ‘Nine Million Bicycles’. Comment a-t’elle réagit ? “J’ai trouvé que c’était l’une des chansons les plus bizarres que j’avais jamais entendues,” dit-elle en éclatant de rire, “mais justement comme elle me paraissait si étrange, j’avais très envie de la chanter. En l’interprétant, j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de magique, auquel je ne m’attendais pas.” ‘Piece By Piece’, une composition de Katie s’inspirant d’une expérience personnelle, est devenue le titre du deuxième album, en partie parce que le disque a été enregistré par bribes entre des tournées. Sorti en septembre 2005, il entre directement à la 1ère place du classement outre-Manche. “J’ai probablement davantage apprécié ce No.1 que le premier,” confie Katie. “Pour ‘Call Off The Search’, j’étais tellement débordée et je savais si peu de choses de ce métier que je ne me rendais pas vraiment compte de ce que cela représentait. Avec ‘Piece By Piece’, nous avons commencé à tourner aussi beaucoup en Europe, où nous avons également rencontré un succès rapide, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout.”

SCARY FILMS

Pour son troisième album, ‘Pictures’, Katie prend pour la première fois vraiment le temps d’écrire. Début 2007, elle loue un studio pendant trois mois, puis deux autres mois supplémentaires. Déterminée à trouver un son différent, elle décide de bâtir cet album autour d’un concept. “Nous avions besoin d’un nouvel élément qui s’est trouvé être que je suis très fan de films d’horreur. Au départ, l’idée était de faire des chansons inspirées de la musique des films de Tarantino - Chuck Berry, Dusty Springfield, pas mal de musiques de western. Au final c’est devenu compliqué de faire des chansons qui rentrent toutes dans ce moule, donc ‘Pictures’ a évolué vers le cinéma en général. Mike a écrit des chansons comme ‘Mary Pickford’ et ‘Scary Films’. J’ai coécrit ‘What I Miss About You’ et ‘Dirty Dice’ avec Andrea McEwan. ‘Dirty Dice’ est notre vision d’un western spaghetti, tandis que ‘What I Miss About You’ a un côté très cinématographique.”

La sortie de ‘Pictures’, qui caracole de nouveau au sommet des classements en octobre 2007, précède un intermède dans la collaboration entre Mike and Katie au niveau de l’écriture, bien que Mike demeure son manager et le patron de son label. “Nous savions que c’était le dernier album que nous écririons ensemble, du moins pendant un moment”, dit Katie un peu triste. “Nous avions tous les deux le sentiment qu’il fallait marquer un pause. A mon âge, j’ai besoin de me chercher davantage en tant qu’artiste, d’explorer mon identité, et Mike a d’autres projets qu’il souhaite aussi réaliser. Ces albums ont été en grande partie un travail en duo - une trilogie réalisée en collaboration, si on veut. Un chapitre de notre relation.”

En 2008 la tournée mondiale de Katie lui donne l’opportunité de revenir sur ces quelques années extraordinaires et sur ces trois disques : “Pour la première fois” dit-elle, je devais choisir parmi tant de chansons originales que je n’avais pas trop la possibilité de faire des reprises. C’est génial d’avoir autant l’embarras du choix.” Après avoir expérimenté différents types de concert, Katie décide de se lancer seule. “Ça fait peur,” confie-t’elle, “mais les choses qui font peur sont souvent les meilleures. Lorsque je suis toute seule sur scène avec ma guitare acoustique, j’ai l’impression de redécouvrir mon public.” Katie a donc démarré le concert avec sa guitare électrique pour tout accompagnement, en chantant ‘Piece By Piece’ - la chanson titre de son 2ème album - suivie de ‘Lilac Wine’, avant de prendre place au grand piano pour interpréter une chanson traditionnelle de Géorgie, ‘Yellow Leaves’ (ou Qviteli Potlebi) et d’être ensuite rejointe par son groupe. Une chronique du concert parue dans le Times soulignait : “sa voix est renversante de bout en bout”. Un enregistrement live de ce concert au O2 Arena à Londres est sorti en mai 2009.

Katie a consacré la première partie de l’année 2009 à une tournée américaine, en formation acoustique avec juste sa guitare et son piano. “Parfois c’est bien d’épurer les chansons, c’est comme ça qu’on voit si elles sont bonnes ou non - quand elles existent toujours sans trop de fioritures.” Avec avoir ensuite rejoint son groupe pour un été de concerts en plein-air dans toute l’Europe, Katie s’est attelée à son quatrième opus qui sera produit par William Orbit.

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Le 16 octobre 2010

CHRISTOPHE MAÉ

Nouveau sur Eldo’Blog : Christophe Maé trace la route deux fois à Lyon 

Originaire du Vaucluse, Christophe commence par faire des apparitions dans les bars du sud de la France. De représentations en galas, il se forge sa propre expérience de la scène et lutte pour percer dans ce milieu. Son père, musicien et amateur de jazz, lui transmet très tôt son goût pour la musique. Dès l’âge de 6 ans, il étudie le violon, la batterie et se consacre au chant. Ancien sportif excellant tant en tennis qu’en ski, Christophe se voit stoppé dans son élan par une maladie chronique qui l’immobilise à 16 ans. Il profite de cette immobilisation forcée pour apprendre la guitare acoustique et l’harmonica (notamment lors de stage aux côtés de Jean-Jacques Milteau, harmoniciste d’Eddy Mitchell, Barbara, Vanessa Paradis…) et par la découverte de celui qui deviendra sa source d’inspiration: Stevie Wonder. Influences majeures que rejoignent Bob Marley, Tracy Chapman, Ben Harper et Jack Johnson. Dès 18 ans, Christophe assure environ 200 concerts par an, dans un style reggae, soul et blues… Christophe s’affirme vraiment sur scène lorsqu’il fait la première partie d’artistes comme Cher, Seal en formation guitare/voix. Le projet du « Roi Soleil » qui lui est ensuite proposé le séduit par sa démarche originale. A l’opposé du chanteur classique de comédie musicale, Christophe est une évidence dans le rôle de « Monsieur ». Sa sensibilité, son humour et sa fantaisie transcendent un public en liesse face à ce personnage follement attachant.

Décembre 2006. Christophe fait ses adieux à la scène du Palais des Sports de Paris ! Une partie de la belle aventure du « Roi Soleil » s’achève mais Christophe repart sur les routes de France, de Suisse et de Belgique pour la dernière ligne droite de l’aventure du « Roi Soleil », avant de voler de ses propres ailes… 19 Mars 2007. Son premier album en solo frappe où on ne l’attend pas ! Douze titres dans un style de musique soul acoustique aux influences africaines, imprimés d’une signature vocale très particulière et latine en diable. Une voix malléable et profonde, juste dans toutes ses émotions et qui nous fait vibrer, tout simplement. « Mes chansons racontent des histoires de tous les jours avec des mots simples. Chacun d’entre nous croit les avoir plus ou moins vécues. » Le blues ensorcelant de « On s’attache », premier single extrait, affiche l’anti-conformisme et l’esprit indépendant de l’artiste. Lorsqu’il chante « Maman », un titre sur l’amour parental vu par un adulte, c’est l’image de notre propre enfance qui remonte à la surface. « Sur presque tous mes titres, je pose des questions ». Et Christophe ajoute ça-et-là un peu de folk, de reggae ou de blues et offre un premier opus ouvert aux possibilités musicales.

L’aventure en solitaire lui tend les bras. « Je cherche à me retrouver, à retrouver mes racines. Dans la vie, il faut toujours savoir qui on est, d’où on vient… Comme dit l’adage : si tu ne sais où tu pars, regardes d’où tu viens. On peut ainsi mieux vivre. » Harmonieusement mis en sons par Volodia (NTM, Obispo, Amel Bent) dans les studios Apollo de Suresnes, son album compte la prestigieuse participation des musiciens de Ayo ou Teri Moise. « Je l’ai moi-même en grande partie écrit et composé tout en collaborant avec Lionel Florence pour quelques textes et Bruno Dandrimont, mon ami de toujours, à la composition… » C’est sur sa guitare fétiche que la plupart des morceaux ont vu le jour, ces dernières années… Populaire, Christophe l’est indéniablement, grâce à sa sincérité, son franc jeu enthousiaste et une personnalité d’écorché vif. Il n’y a qu’à regarder son visage quand il joue de la guitare ou de l’harmonica et quand il chante… Il séduit et conquis sur le poignant « Spleen », il nous fait l’inventaire de ses amours présents et passés sur « Belle Demoiselle », il rayonne sur le chaloupé « C’est Ma Terre », il nous fait prendre le goût du large sur « Mon Paradis » qui donne son titre à l’album… Lucides, complices et pleines de compassion, ses chansons sont autant de bouteilles jetées à la mer… qu’il brisera bientôt dans des salles de concert, au plus proche de son public. Constamment entre deux rives émotionnelles et stylistiques, Christophe est enfant de bohème. Il n’a jamais, jamais connu de lois.

Après avoir vendu plus de 1,5 millions de son premier album « Mon Paradis », rassemblé prés de 1 million de spectateurs lors de sa tournée triomphale, été primé d’une Victoire de la Musique en 2008 , Christophe Maé présente son premier album acoustique enregistré en public.

Dans « Comme à la maison », christophe nous revisite ses tubes dans de nouvelles versions, plus acoustiques et intimistes. On y retrouve également dont 3 inédits : « Sa danse donne », « Mon p’tit Gars » et « Moi, J’ai pas le sou » en duo avec William Baldé, pour des prestations accompagnées tour à tour d’un quatuor de cordes, d’une chorale gospel, et d’un accordéoniste hors pair Régis Gizavo, qui a joué avec Manu Dibango, Mano Solo, Cesaria Evora…

Capté en haute définition, ce concert exceptionnel sort en plusieurs éditions CD et DVD et s’est écoulé à plus de 600 000 exemplaires.

Christophe est récompensé aux NRJ Musique Awards 2009 par le prix de l’Artiste masculin de l’année et son titre « Belle demoiselle » est élu chanson de l’année. Il est nommé 3 fois aux Victoires de la musique 2009 dans les catégories « Artiste Interprète Masculin de l’année », le « spectacle musical, la tournée ou le concert de l’année », et le « DVD Musical de l’année ».

Il est également choisi par Johnny Hallyday pour assurer la première partie de sa tournée des stades pour l’été 2009.

Christophe a sorti son nouvel album le 22 mars 2010.

Le 14 octobre 2010

CHRISTOPHE MAÉ

Nouveau sur Eldo’Blog : Christophe Maé trace la route deux fois à Lyon 

Originaire du Vaucluse, Christophe commence par faire des apparitions dans les bars du sud de la France. De représentations en galas, il se forge sa propre expérience de la scène et lutte pour percer dans ce milieu. Son père, musicien et amateur de jazz, lui transmet très tôt son goût pour la musique. Dès l’âge de 6 ans, il étudie le violon, la batterie et se consacre au chant. Ancien sportif excellant tant en tennis qu’en ski, Christophe se voit stoppé dans son élan par une maladie chronique qui l’immobilise à 16 ans. Il profite de cette immobilisation forcée pour apprendre la guitare acoustique et l’harmonica (notamment lors de stage aux côtés de Jean-Jacques Milteau, harmoniciste d’Eddy Mitchell, Barbara, Vanessa Paradis…) et par la découverte de celui qui deviendra sa source d’inspiration: Stevie Wonder. Influences majeures que rejoignent Bob Marley, Tracy Chapman, Ben Harper et Jack Johnson. Dès 18 ans, Christophe assure environ 200 concerts par an, dans un style reggae, soul et blues… Christophe s’affirme vraiment sur scène lorsqu’il fait la première partie d’artistes comme Cher, Seal en formation guitare/voix. Le projet du « Roi Soleil » qui lui est ensuite proposé le séduit par sa démarche originale. A l’opposé du chanteur classique de comédie musicale, Christophe est une évidence dans le rôle de « Monsieur ». Sa sensibilité, son humour et sa fantaisie transcendent un public en liesse face à ce personnage follement attachant.

Décembre 2006. Christophe fait ses adieux à la scène du Palais des Sports de Paris ! Une partie de la belle aventure du « Roi Soleil » s’achève mais Christophe repart sur les routes de France, de Suisse et de Belgique pour la dernière ligne droite de l’aventure du « Roi Soleil », avant de voler de ses propres ailes… 19 Mars 2007. Son premier album en solo frappe où on ne l’attend pas ! Douze titres dans un style de musique soul acoustique aux influences africaines, imprimés d’une signature vocale très particulière et latine en diable. Une voix malléable et profonde, juste dans toutes ses émotions et qui nous fait vibrer, tout simplement. « Mes chansons racontent des histoires de tous les jours avec des mots simples. Chacun d’entre nous croit les avoir plus ou moins vécues. » Le blues ensorcelant de « On s’attache », premier single extrait, affiche l’anti-conformisme et l’esprit indépendant de l’artiste. Lorsqu’il chante « Maman », un titre sur l’amour parental vu par un adulte, c’est l’image de notre propre enfance qui remonte à la surface. « Sur presque tous mes titres, je pose des questions ». Et Christophe ajoute ça-et-là un peu de folk, de reggae ou de blues et offre un premier opus ouvert aux possibilités musicales.

L’aventure en solitaire lui tend les bras. « Je cherche à me retrouver, à retrouver mes racines. Dans la vie, il faut toujours savoir qui on est, d’où on vient… Comme dit l’adage : si tu ne sais où tu pars, regardes d’où tu viens. On peut ainsi mieux vivre. » Harmonieusement mis en sons par Volodia (NTM, Obispo, Amel Bent) dans les studios Apollo de Suresnes, son album compte la prestigieuse participation des musiciens de Ayo ou Teri Moise. « Je l’ai moi-même en grande partie écrit et composé tout en collaborant avec Lionel Florence pour quelques textes et Bruno Dandrimont, mon ami de toujours, à la composition… » C’est sur sa guitare fétiche que la plupart des morceaux ont vu le jour, ces dernières années… Populaire, Christophe l’est indéniablement, grâce à sa sincérité, son franc jeu enthousiaste et une personnalité d’écorché vif. Il n’y a qu’à regarder son visage quand il joue de la guitare ou de l’harmonica et quand il chante… Il séduit et conquis sur le poignant « Spleen », il nous fait l’inventaire de ses amours présents et passés sur « Belle Demoiselle », il rayonne sur le chaloupé « C’est Ma Terre », il nous fait prendre le goût du large sur « Mon Paradis » qui donne son titre à l’album… Lucides, complices et pleines de compassion, ses chansons sont autant de bouteilles jetées à la mer… qu’il brisera bientôt dans des salles de concert, au plus proche de son public. Constamment entre deux rives émotionnelles et stylistiques, Christophe est enfant de bohème. Il n’a jamais, jamais connu de lois.

Après avoir vendu plus de 1,5 millions de son premier album « Mon Paradis », rassemblé prés de 1 million de spectateurs lors de sa tournée triomphale, été primé d’une Victoire de la Musique en 2008 , Christophe Maé présente son premier album acoustique enregistré en public.

Dans « Comme à la maison », christophe nous revisite ses tubes dans de nouvelles versions, plus acoustiques et intimistes. On y retrouve également dont 3 inédits : « Sa danse donne », « Mon p’tit Gars » et « Moi, J’ai pas le sou » en duo avec William Baldé, pour des prestations accompagnées tour à tour d’un quatuor de cordes, d’une chorale gospel, et d’un accordéoniste hors pair Régis Gizavo, qui a joué avec Manu Dibango, Mano Solo, Cesaria Evora…

Capté en haute définition, ce concert exceptionnel sort en plusieurs éditions CD et DVD et s’est écoulé à plus de 600 000 exemplaires.

Christophe est récompensé aux NRJ Musique Awards 2009 par le prix de l’Artiste masculin de l’année et son titre « Belle demoiselle » est élu chanson de l’année. Il est nommé 3 fois aux Victoires de la musique 2009 dans les catégories « Artiste Interprète Masculin de l’année », le « spectacle musical, la tournée ou le concert de l’année », et le « DVD Musical de l’année ».

Il est également choisi par Johnny Hallyday pour assurer la première partie de sa tournée des stades pour l’été 2009.

Christophe a sorti son nouvel album le 22 mars 2010.

Le 13 octobre 2010

JOE JACKSON

De ses débuts en 1979 avec l’album culte « Look Sharp » à son dernier disque « Rain » enregistré en 2008 avec ses complices de la première heure, Graham Maby (basse) et Dave Houghton (batterie), il n’a cessé d’agiter la scène pop-rock avec ses compositions en avance sur son temps et ses textes audacieux.

Héraut de la new wave au début des années 80 (une new wave mâtinée de musique punk, de reggae voire de funk !), il a flirté avec le ska (« Beat Crazy » en 1980), rendu un sublime hommage à quelques standards du jazz (« Jumpin’ Jive », en 1981), emmené la pop music au plus haut des cieux avec « Night And Day » (1982), puis « Body and Soul » (1984), inspiré par la musique latine, ou encore « Night Music » en 1994…

Son influence est considérable sur l’ensemble des groupes rock d’aujourd’hui qui aiment tant revisiter les maîtres.

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© Portia Racasi

 

Quand Joe Jackson s’est rendu dans un studio d’enregistrement de Berlin Est avec la section rythmique qui l’accompagne depuis maintenant trois décennies, on et off, il avait à l’esprit le line-up le plus percutant: juste du piano, de la basse, des percussions et sa voix légendaire, éternellement languissante. S’agissant de l’intitulé de sa sélection de dix nouvelles chansons, il a pris le même parti. « Je voulais que ce soit minimaliste car c’est le genre d’album que je voulais créer », explique Jackson. »Il n’y a pas de remplissage du tout ; l’album se limite au strict nécessaire, j’espère qu’il est de qualité intemporelle. Le titre semble judicieux. »

Les éléments naturels étaient effectivement un leitmotiv, pas tant dans les paroles même des chansons mais plutôt dans le contexte de Jackson au moment où elles furent créées : « La pluie était comme une compagne permanente. Il semblait qu’il pleuvait toujours quand je travaillais sur ces chansons et il a plu quotidiennement à l’enregistrement. Mais j’aime la pluie, je ne comprends pas pourquoi, pour beaucoup de monde, la pluie est associée au sinistre et à la morosité. Que ferions-nous sans pluie ? »

Rain comporte, certes, une certaine mélancolie occasionnelle mais se flatte aussi d’humour, de swing, de sophistication de commentaires sociaux pointus, voire même une thématique punk, sans recours aux guitares, dans “King Pleasure Time.”. “Rush Across the Road” évoque un bref moment de retrouvailles entre deux ex, ou futurs, amants, pendant que “Wasted Time” explore le thème de la nostalgie et du regret dans une histoire qui a tourné court. “Too Tough” met en parallèle l’orgueil et la vulnérabilité d’un personnage qui refoule ses sentiments dans un arrangement classique chez Jackson, avec des chÅ“urs imposants et dramatiques et un lead vocal de haut niveau. “Good Bad Boy,”, avec ses rythmes rapides et une avalanche de piano solo, dénonce la rébellion convenue d’une rockstar contemporaine ou d’un mannequin de mode.

De par son esprit téméraire et l’omniprésence du piano, Rain rappelle l’album de 1982 Night and Day, le plus vendu et acclamé par la critique de sa carrière, ainsi que son opus de 2000. Dans l’album d’origine, Jackson écrit une sublime lettre d’amour à sa nouvelle ville d’adoption : New York, avec des rythmes latinos et une tendance cinématographique qui évoque Gershwin. L’album a atteint le Top Ten hit multi-format, “Steppin Out” et s’est produit devant le public le plus large que Jackson ait rencontré en tant que compositeur. Depuis, Jackson s’est installé dans un appartement à Berlin qui propose le même esprit cosmopolite où tout peut arriver, à l’instar de New York à la belle époque de Jackson. Il réussit à mettre en scène une urbanité New Yorkaise dans ses chansons, l’équivalent auditif d’un film classique d’il y a cinquante ans, tourné en un noir et blanc scintillant. Jackson le reconnait, ” J’ai vécu ici et là à New York, On passe tellement de temps dans un endroit qu’il s’imprègne en vous et dans votre cÅ“ur “.

Ceci est particulièrement remarquable dans “Uptown Train,” qui rappelle le détachement, l’esprit branché d’une session trio piano de Ramsey Lewis. Jackson est déjà bien avancé dans son groove lorsqu’il entame les paroles, ponctuant son numéro par une performance falsetto très soul. Comme le dit Jackson « Comme vous le remarquerez sur ce morceau, j’ai écouté beaucoup de jazz de la fin des années 50, début des années 60, de grands classiques de Blue Note records, beaucoup d’ Horace Silver,d’Art Blakey, Lee Morgan et ce genre d’artistes ».

L’esprit jovial de Jackson révélé dans “Uptown Train” dément le contexte dans lequel Jackson et ses éternels membres de groupe, Graham Maby (basse/chant) et Dave Houghton (batterie/ chant) ont conçu Rain : « Nous avons enregistré dans un endroit très particulier nommé Planet Roc à Berlin est. C’était une station radio majeure de Berlin Est, un vaste complexe avec un effectif de près de 20 000 employés. La moitié du bâtiment est délabrée, ce qui est vraiment étrange ; il est graduellement transformé en studios, boites de production et autres établissements de ce genre. Mais il conserve cette atmosphère d’ère communiste désuète que j’apprécie. »

Les fans qui ont suivi les concerts de Jackson ces dernières années seront déjà familiarisés avec quelques morceaux, en particulier “Too Tough,” qui était déjà sur la setlist de 2004. Jackson explique « J’arrivais à un terme à peu près au même moment que ‘Citizen Sane.’ Depuis près de trois ans. Je n’étais pas pressé de faire un nouvel album. Je me suis promis de ne pas faire de nouvel album qui ne soit pas digne des meilleures chansons que je puisse composer. Selon moi, plusieurs chansons de cet album sont les meilleures que j’ai jamais écrites et je voulais m’assurer d’ avoir 10 ou 12 très bonnes chansons avant de sortir un nouvel album. J’étais accroc au travail, je suis plus patient maintenant. Moins de quantité, plus de qualité. »

En 2003, Jackson a réuni les membres d’origine de son groupe Look Sharp!, Maby, Houghton et le guitariste Gary Sanford, pour l’enregistrement de Volume 4, le 4ème album studio qu’ils font ensemble. Cela coïncidait avec leur premier enregistrement de l’album phare des débuts de Jackson il y a 25 ans. Le groupe s’est engagé sur plusieurs tournées pendant sept mois avant de sortir l’enregistrement du concert After Life. Jackson a ensuite entrepris une tournée solo piano avec la collaboration de Todd Rundgren. Rain, est ce qui a été fait de meilleur dans l’union de ces deux mondes. Jackson explore un son dépouillé dans un format de groupe adapté, une combinaison qui, selon lui, l’a aidé à écrire : « Il ya bien quelques chansons que je pourrais jouer en solo si c’était nécessaire mais ca n’a jamais été le cas. J’ai toujours envisagé la configuration du groupe quand j’écris. En quelque sorte, c’est une nouvelle approche, vraiment. J’ai essayé d’écrire des chansons à l’épreuve des balles, qui puissent être interprétées de manière simple et être toujours efficaces. »

Jackson souligne, cependant, qu’il n’a aucune intention de se lancer dans une carrière solo dans l’immédiat. En fait Jackson, Maby et Houghton ont une tournée européenne et américaine déjà planifiée pour 2008 : « C’est formidable de partir et jouer avec des gars que tu connais si bien. Hormis le fait que nous nous amusions en route, que nous sommes amis, les représentations sont très spontanées. Nous sommes capables de donner et recevoir car nous nous connaissons si bien. Nos spectacles sont différents chaque soir, ce qui est exceptionnel. »

Malgré l’image qui le poursuit d’un dandy rocker new-wave en petite cravate et chapeau pork-pie, Jackson ne s’est jamais limité à un rôle en tant que compositeur ou artiste scénique. Dans les années 80, il s’est essayé au reggae, au jump-blues et aux rythmes latinos, et il a produit plusieurs bandes originales de film mémorables. Une décennie plus tard, il s’est investi dans la composition pour long-métrage et a remporté le Best Pop Instrumental Recording Grammy en 2000 pour son édition 1999 de l’album classique Sony, Symphony No. 1 avec des musiciens jazz et rock à la place d’un orchestre traditionnel.

“Je me suis toujours inscrit dans la diversité”, conclut Jackson. « Si vous écoutez le premier album, vous le trouverez tout à fait éclectique. Je pense que les artistes, notamment les nouveaux, sont catégorisés dans un mouvement ou un genre ou l’autre. On s’est tellement efforcé de me classer dans une catégorie qu’on n’a remarqué l’éclectisme de Look Sharp! , d’où la surprise un peu plus tard. C’est plutôt ironique. »

Rain, de ce fait, n’est pas surprenant du tout, du moins pour ceux d’entre nous qui ont suivi l’extraordinaire carrière de 30 ans de Jackson. Ce n’est qu’un nouvel effort d’extension de genre d’un artiste qui continue à repousser les frontières de son art.

– Michael Hill

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