Le 24 juin 2012

ELTON JOHN & HIS BAND


Le 22 juin 2012

JOHNNY HALLYDAY

Nouveau sur Eldo’Blog : Johnny Hallyday allume le feu à la Star Ac québecoise

C’est un retour attendu, c’est le moins que l’on puisse dire ! Le vendredi 4 mars, le premier jour de mise en vente des places pour la nouvelle tournée de Johnny Hallyday, ce sont plus de 100 000 billets qui ont été vendus !

La tournée débutera à Montpellier au mois de mai 2012. Outre le Stade Gerland à Lyon, elle passera par les plus grandes villes françaises et les plus grands stades :  Nancy, Sochaux, Nice, Bordeaux, Nantes, Le Mans, Paris avec le Stade de France, mais aussi Bruxelles et Genève.

Et cette fois, la tournée comprendra aussi un volet international non francophone, avec des concerts prévus en Angleterre, en Russie, en Italie, en Espagne, en Allemagne et aux Etats-Unis (New York, Miami, Los Angeles).

A noter que la direction musicale sera assurée par Matthieu Chedid, déjà aux manettes du nouvel album, mais il ne devrait pas être présent sur scène aux côtés de Johnny, sauf pour quelques dates ponctuelles.

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Le 10 juin 2012

GUNS N’ROSES

 

Les Guns N’ Roses voient le jour durant l’été 1985 suite à la fusion de deux groupes californiens : les L.A. Guns et les Hollywood Rose.

Très vite remarqués, les premiers morceaux du groupe, «Welcome To The Jungle» et « Sweet child O’Mine » font de l’album Appetite for Destruction (1987), une référence. Mais étant constamment sous l’emprise des drogues Slash et Adler abandonnent progressivement répétitions et tournées.

En 1990, Adler est emplacé au pied levé par Matt Sorum et le claviériste Dizzy Reed rejoint également le groupe. Ce dernier retrouve sa créativité  et donne naissance au double album Use Your Illusion. Rose étant à nouveau condamné, le membre fondateur Izzy Stradlin décide de quitter les Guns. Rose reste alors le seul « survivant » de l’équipe initiale et le leader des Guns N’ Rose tente de débaucher le batteur des Vandals et Robin Finck.

En 2006, une affirmation de Slash laisse entendre que les Guns N’ Roses initiaux pourraient se reformer…

Et c’est le cas en 2008, autour du “projet” Chinese democracy.

Après toutes ces années en production, à louer des studios d’enregistrement et subir les allers et venues des stars, cet opus met du temps à sortir. A noter que ce disque aurait été le plus cher de l’histoire de la musique ! Afin d’accélérer la sortie de l’opus, Dr Pepper décide de leur donner un coup de pouce en promettant d’envoyer à tous les américains une canette si l’album sortait avant la fin 2008. L’opus sort le 24 novembre 2008, avec un premier single « Chinese Democracy ».

Le 5 juin 2012

MESHELL NDEGEOCELLO

 

« J’ai longtemps été en bataille avec les autres. Je me braquais, je me battais. Aujourd’hui, c’est fini, j’ai mes opinions, mais je n’en fais plus un terrain conflictuel avec le reste de la terre. » Sur Weather, Meshell pose sa voix habituellement grave dans un registre proche du murmure et de la confidence, sur des thèmes limpides, presque légers. Son écriture, quasi pop, s’est épurée. « J’ai commencé à aborder cet album à la guitare. Cela se ressent. Le sentiment final est plus doux. »

Et puis la chanteuse a acceptée de remettre son sort entre les mains d’un producteur, docilement. Joe Henry (Ani DiFranco, Bettye Lavette, Allen Toussaint,…) l’a conduite vers une autre face d’elle-même. Et Meshell s’est laissée faire. « Je le connais depuis l’album Bitter, Craig Street me l’avait présenté. Je n’avais plus fait appel à un regard extérieur depuis plusieurs albums. En fait, contrairement à ce que l’on croit, j’adore avoir affaire à un autre avis, à un autre point de vue, me laisser guider par une forte personnalité. Ensuite, on dialogue. Ce genre d’expérience me motive. » On l’imaginait arc-boutée sur ses écrits, sur son monde à elle, contradictoire, profond. Elle dit au contraire désirer poursuivre cette expérience avec d’autres futures collaborations, d’autres signatures. Elle évoque Brian Eno, Lee Scratch Perry, …

Avec Joe Henry, elle a travaillé comme elle aime, en deux ou trois prises, pour garder la spontanéité et la fraicheur de l’instant. Elle est entourée de Chris Bruce (guitare), Deantoni Parks (batterie), Keefus Ciancia (claviers), Gabe Noel (violoncelle), avec Jay Bellerose (batterie) et Benji Hughes (choeur) en invités. Récemment, Meshell a elle-même occupé le poste de producteur : pour la chanteuse de jazz Laïka Fatien, pour la révélation Selah Sue. Le jazz, malgré la couleur pop-folk de Weather, reste une source d’inspiration majeure. « J’adore les jazzmen. Ils sont libres, ils n’ont pas peur. J’ai travaillé dans la pop, il y a des cloisons, des retenues. Il faut respecter les formats. Les jazzmen, même dans leur vie quotidienne, acceptent l’incertitude, l’aventure. En studio et sur scène, ils sont aussi les plus ouverts et souvent les plus experts. »

 

Sur Weather, Meshell aborde les méandres de la relation amoureuse. L’un de ses thèmes de prédilection. Ses héroïnes sont marquées par le vide laissé par l’être aimée (« Objects »), ou au contraire, comme dans un jeu de miroirs, s’épanchent sur le mal fait aux autres. Elle reprend Leonard Cohen, « Chelsea Hotel », « dédiée à Janis Joplin, une chanson très triste, un peu sexiste. » ou « Don’t Take My Kindness For Weackness », des Soul Children, un groupe soul des années soixante-dix, dont elle s’est totalement réappropriée le message. Ses textes à elle sont courts. Précis ou allusifs, imagés et poétiques (« I want to be your answer »). « Ce sont comme des mantras, quelques phrases jetées, quelques images qui me viennent. Puis j’ajoute la musique. » Le monde, il en est question aussi, aux détours de plusieurs titres. « Oysters » évoque « le changement dont tout le monde parle, mais qui ne vient pas ». Meshell explique : « Le consumérisme gagne sans cesse. On vit pour une nouvelle voiture, un nouvel ordinateur, à quoi bon ? ». Bienvenue à la grande party mondiale ? « Not for me » (« Sans moi ») répond-elle dans « Dirty World ». « Je vis à deux heures de New York. J’ai fui la saleté. Là où j’habite, il y a une ferme, de la nourriture saine. J’adore la cuisine, qui n’est pas si éloignée de la musique. Il faut des ingrédients, et le plaisir essentiel, c’est toujours l’offrande aux autres. »
La politique, elle s’en méfie. Elle a cru en Barack Obama. Elle se rend compte « qu’il n’est pas si enclin au progrès qu’elle l’aurait souhaité, qu’il n’a pas tant de pouvoir qu’elle l’imaginait. » Elle n’est pas désabusée pour autant, ses enfants sont sa source de joie. Elle en parle avec douceur, comme de sa compagne, qui a « fait beaucoup pour son équilibre ».

 

Meshell a connu le succès, avec des débuts électriques, entre hip hop, funk, rock (Plantation Lullabies en 1993, Peace Beyond Passion en 1996). Pour ensuite bifurquer vers des projets plus imprévisibles. Pour autant, cette excitation initiale ne lui manque pas. Elle ne l’avait pas voulue. « La musique est mon seul guide. Je ne me soucis pas des étiquettes. Miles Davis est mon héro. Il reprenait Cindy Lauper ou Michael Jackson et se moquait de ce que pouvaient dire les puristes. »
Sur « Chance », elle chante d’ailleurs, comme une profession de foi, son envie de rester sur la même ligne de conduite, incertaine, risquée. Surtout pas balisée. « Je fais de la musique par amour, sinon à quoi bon. Je sais très bien que certaines de mes chansons plairont, d’autres moins : raison de plus pour être en harmonie avec mes idées, mes envies. J’ai choisi de devenir musicienne en écoutant Prince qui pouvait passer de Controversy à Purple Rain. » Malgré son repli, à distance des grandes cités et de l’agitation, Meshell se demande « si tout ce monde pourra cohabiter longtemps, pacifiquement, avec des envies si dissemblables. Si tout s’écroule, si cette illusion capitaliste s’effondre, la civilisation se reconstruira en tribus », prédit-elle. La sienne ? « Je l’imagine isolée, où l’on vivrait avec l’essentiel ».

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